Quelles obligations RSE pour les entreprises en 2026 ?

Quelles obligations RSE pour les entreprises en 2026 ?

En 2026, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) constitue un cadre réglementaire structurant pour les entreprises françaises, y compris dans la filière équine.

Anticiper ces obligations permet d’éviter les risques juridiques et financiers, mais aussi de renforcer sa compétitivité et sa différenciation sur un marché où les exigences clients, distributeurs et fournisseurs sont croissantes.

Les obligations RSE applicables à toutes les entreprises

Gestion des déchets et économie circulaire

La Loi AGEC

La loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire impose :

  • Le tri à la source des déchets

  • La généralisation du tri des biodéchets (obligatoire depuis 2024)

  • L’interdiction de destruction des invendus non alimentaires

  • L’information environnementale sur certaines caractéristiques produits

  • L’intégration dans des filières REP (Responsabilité Élargie du Producteur)

Les fabricants d’équipements, textiles, clôtures, compléments ou emballages sont directement concernés.

Détails réglementaires : en savoir +

 Tri 7 flux

Le décret « 7 flux » impose le tri séparé du papier/carton, métal, plastique, verre, bois, fraction minérale et plâtre pour les entreprises produisant des déchets.

Cela concerne notamment les ateliers de fabrication/de production, les entrepôts logistiques et chantiers d’aménagement.

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Substances chimiques et conformité produit

Le règlement REACH

Il impose l’enregistrement, l’évaluation et la restriction des substances chimiques.

Dans la filière équine, cela concerne notamment les produits de soin, matériaux composites et traitements du bois, textiles techniques, additifs ou compléments.

Les entreprises doivent vérifier les Fiches de Données de Sécurité (FDS), identifier les substances chimiques SVHC et assurer la traçabilité des fournisseurs.

Référentiel : en savoir +

Communication environnementale et lutte contre le greenwashing

Loi Climat et Résilience

Toute allégation du type « écologique », « durable », « responsable » doit être objectivement vérifiable, documentée et proportionnée.

Les sanctions pour pratiques commerciales trompeuses sont renforcées.

L’ADEME publie un guide anti-greenwashing actualisé en 2025 pour accompagner les entreprises.

En savoir +

Affichage environnemental

L’affichage environnemental se déploie progressivement dans plusieurs secteurs. Même lorsqu’il n’est pas obligatoire, il devient un standard de marché.

Les entreprises doivent être capables de calculer l’empreinte environnementale de leurs produits, justifier leurs méthodologies et structurer leurs données cycle de vie.

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Éco-conception (Code de l’environnement)

Le Code de l’environnement impose une prise en compte croissante de l’éco-conception notamment à travers une réduction des impacts sur l’ensemble du cycle de vie, la durabilité des produits ou leur réparabilité.

Pour les fabricants d’équipements, cela devient un levier concurrentiel autant qu’une exigence réglementaire indirecte.

Comment mettre en pratique l’éco-conception en entreprise : en savoir +

Main déposant un cube en bois illustré d’une éolienne sur une pile de cubes représentant des symboles écologiques (recyclage, énergie solaire, protection de la planète, croissance durable).
Les enjeux de la RSE représentés par notre label : environnement et éco-responsabilité, capital social, qualité produit et modèle d'affaires

Obligations spécifiques selon la taille d’entreprise : PME de plus de 50 salariés

Marchés publics responsables

Depuis 2026, les acheteurs publics doivent intégrer des critères environnementaux dans leurs marchés. De fait, les entreprises souhaitant répondre aux appels d’offres doivent disposer d’indicateurs RSE structurés et justifier leurs engagements environnementaux avec des données traçables.

Leviers concrets pour aider les PME à intégrer l’environnement : en savoir +

Obligations spécifiques selon la taille d’entreprise : Entreprises de plus de 250 salariés

Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF)

Les grandes entreprises dépassant certains seuils doivent publier une DPEF intégrée dans leur rapport de gestion.

Les PME en croissance peuvent être concernées à moyen terme.

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Obligations spécifiques selon la taille d’entreprise :  Entreprises de plus de 500 salariés

Bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES)

Il est obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés cependant, même les PME plus petites sont indirectement concernées via les exigences clients, un accès au financement et la pression des donneurs d’ordre type fournisseurs.

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Décret tertiaire

Depuis 2019, le dispositif Eco-énergie tertiaire, aussi appelé « décret tertiaire », vise à décarboner les bâtiments à usage tertiaire via la réduction progressive de leurs consommations. Réduction progressive des consommations énergétiques des bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² :

D’ici 2030, un plan d’action doit être formalisé et les premiers objectifs atteints, soit une réduction de 40 % de leur consommation énergétique et

-50 % d’ici 2040

-60 % d’ici 2050

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Le label EquuRES Produit Responsable : un levier stratégique différenciant

En 2026, la conformité réglementaire constitue un socle minimal.

Les entreprises les plus performantes sont celles qui intègrent ces exigences dans leur stratégie globale : performance environnementale, traçabilité, transparence et innovation.

Le label EquuRES Produit Responsable vous permet d’anticiper les évolutions réglementaires, de structurer les preuves documentaires, de sécuriser la communication environnementale et d’améliorer la performance globale des produits labellisés.

Anticiper aujourd’hui, c’est sécuriser son développement de demain. Découvrez comment le label structure votre démarche en réalisant votre auto-diagnostic en ligne.